J'ai ouvert les yeux.
Finalement, tout ces moments étaient faux.
Séquestrés dans nos vices, on croyait être l'oxygène l'un de l'autre.
Désillusion. On était condamnés, fichus, foutus, morts, perdus d'avance. Alors on s'est accordés un répi, on a voulu jouer, on a voulu s'étreindre une dernière fois, pour voir... qui de nous deux tiendrai le coup. Il fallait bien une fin à cette romance, il fallai que je ne sois plus prisonnière de ce bonheur, trop présent. J'ai fini par suffoquer, quel était mon choix ? Partir. Ne plus me retourner. Ou reprendre nos démons où nous les avions laissés. Pieu dilemne. Je ne voulais pas nous détruire. J'espèrais juste briser tout cet amour, écoeurant, sale, et pourtant si indispensable. Je ne voulais dépendre de rien, de personne. Alors j'ai repris mon souffle, j'ai quitté la prison dorées de ses bras, juste pour un peu de raison. Deux ans.. ~ Parfois j'ai l'impression de n'être qu'un automate, choisissant de pleurer, de rire selon mes envies. Pourquoi se laisser atteindre par des sentiments ? Mieu vaut rester fort, mieu vaut garder le contrôle de soi. Rien ni personne ne peut me changer. Rien ni personne ne pouvait me changer. Il lui aura fallu un regard. D. Ce fut totalement incontrôlable. Si désagréable. Et pourtant si attirant.. il m'a changée. J'ai toujours voulu fuir l'amour.. sans le savoir je lui courait après. Perpetuel cercle vicieu.. il en était le centre. Le centre de mes pensées.. Pourtant, je ne cédais pas. Je l'aimais, toujours, depuis toujours. Et je feignait l'indifférence. Combien de temps avons nous passés à nous chercher, à nous tenter ... les jours ont passés, puis les nuits. Interminables. Je ne vivais plus. Deux ans.. de mort, à vivre inconsciemment . Le néant. La déréliction. Jusqu'à ce qu'on se retrouve. Cette soirée chez Léa Bermes. Ces regards.. je te haïssais, te détestait de ne plus m'aimer. Je te croyais si loin. Combien de cigarettes avais-je fumées, en t'observant à travers la salle ? Je ne voyais que toi. Et la fumée de ma Marlboro 100's se mélangeait à mes cauchemars éveillés, à ces visions de ce "nous" qui était mort. Cette nuit. Unique, iréelle. Où tout recommença. Combien de verres m'avait-il fallu, pour cesser de penser, cesser de te voir où que j'aille... beaucoup trop. Tellement, que j'ai fini par me jeter à bras ouverts dans la gueule du loup . Je n'avais plus peur . Je ne craignai rien. Pas même d'être rejetée.. il fallait que je lui dise.. "Dimitri, je t'aime"... Je n'en ai pas eu la force. Je ne voyais plus rien. Le vide. J'ai voulu partir, m'enfuir encore une fois.. Je ne sais pas pourquoi, cette fois je n'ai pas été lâche. Je me suis retournée, la Vodka black me donnait la nausée, mais je ne voulais plus m'arrêter. Je me suis avancée, je l'ai approché... C'était comme si rien n'avait cessé.Comme si rien ne m'avait jamais séparé de ses lèvres avides...A cet instant, j'ai senti mon coeur se remettre à battre.